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Glossaire de la déontologie et de la régulation des professions de santé

Chambre disciplinaire de première instance, conciliation, secret, directives anticipées, certification périodique, EIGS : ce glossaire explique en langage clair plus de quarante termes de la déontologie et de la régulation des professions de santé en France, avec les articles de référence et des liens vers nos guides.

Comment lire ce glossaire et les références juridiques

Le vocabulaire de la régulation des professions de santé est dense : procédure ordinale, codes de déontologie, droit des patients, secret, formation continue. Ce glossaire rassemble plus de quarante termes en usage, expliqués en français courant. Chaque définition est volontairement brève ; elle renvoie, lorsque c'est possible, à l'article de référence et à un guide ou à une formation pour approfondir.

Lire un numéro d'article

  • L1111-4 : article législatif (L) du code de la santé publique, chapitre sur les droits des personnes malades.
  • R4127-36 : article réglementaire (R), partie du code de déontologie médicale ; l'article 36 du code de déontologie correspond à R4127-36.
  • 226-14 : article du code pénal sans préfixe.
  • « En vigueur depuis… » : la date de la version consultée ; vérifiez toujours la version actuelle sur Légifrance, surtout depuis les textes de 2026.

Les définitions s'appuient sur les pages officielles citées en sources. Les termes propres à une profession (par exemple la « chambre de discipline » des pharmaciens) peuvent différer : voir les guides par profession : médecins, infirmiers, chirurgiens-dentistes, pharmaciens.

Institution et juridiction ordinale

Qui fait quoi dans l'Ordre ? Les professions de santé à Ordre partagent une architecture voisine, mais chaque Ordre a ses règles d'organisation. Voir le guide sur la procédure disciplinaire ordinale.

TermeDéfinition
Ordre professionnelOrganisme de droit privé chargé d'une mission de service public pour une profession de santé (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues). Il tient le tableau des professionnels, veille au respect du code de déontologie et exerce, par ses juridictions, le pouvoir disciplinaire.
Conseil départementalÉchelon local de l'Ordre. C'est en général lui qui reçoit la plainte d'un patient et organise la conciliation. Selon les professions, l'échelon peut être régional ou interrégional.
Conseil nationalInstance nationale de l'Ordre (par exemple le Conseil national de l'Ordre des médecins, CNOM). Il publie le code de déontologie commenté, des recommandations et des fiches pratiques.
Tableau de l'OrdreListe des professionnels autorisés à exercer au sein de la profession. L'inscription au tableau est une condition de l'exercice.
Juridiction ordinaleEnsemble des instances disciplinaires de l'Ordre : chambre disciplinaire de première instance puis chambre disciplinaire nationale.
Chambre disciplinaire de première instance (CDPI)Juridiction ordinale qui juge en premier ressort les poursuites disciplinaires. Elle est présidée par un magistrat de l'ordre administratif et composée de pairs élus.
Chambre disciplinaire nationale (CDN)Juridiction d'appel de l'Ordre : elle réexamine l'affaire jugée par la chambre de première instance.
Conseil d'ÉtatJuridiction administrative suprême. Il juge, en cassation, les décisions de la chambre disciplinaire nationale, sur les points de droit seulement.

Procédure disciplinaire

Les étapes, dans l'ordre : plainte, conciliation, première instance, appel, cassation. Le parcours détaillé est dans le guide de la procédure et dans le guide pour répondre à une plainte.

TermeDéfinition
PlainteÉcrit par lequel une personne (patient, famille, confrère, autorité) demande à l'Ordre d'examiner le comportement d'un professionnel. Elle ouvre une procédure ; elle ne vaut pas condamnation.
SaisineFait de porter une affaire devant une instance (par exemple la juridiction ordinale). La saisine peut émaner d'un plaignant ou d'autorités habilitées.
ConciliationPhase amiable organisée par le conseil départemental, qui réunit le plaignant et le professionnel pour tenter de régler le différend avant toute poursuite disciplinaire.
InstructionPhase d'examen de l'affaire par la juridiction : recueil des pièces, échanges de mémoires, éventuelles mesures d'enquête.
RapporteurMembre de la juridiction chargé d'étudier le dossier et de le présenter à l'audience.
Mémoire en défenseÉcrit par lequel le professionnel poursuivi expose ses arguments, avec ses pièces. Voir notre guide sur la manière de répondre à une plainte.
AudienceSéance publique ou non au cours de laquelle l'affaire est débattue avant la décision.
AppelRecours devant la chambre disciplinaire nationale contre la décision de première instance.
Pourvoi en cassationRecours devant le Conseil d'État, qui vérifie la bonne application du droit sans rejuger les faits.

Sanctions disciplinaires

Pour les médecins, le Conseil national de l'Ordre présente quatre niveaux de sanctions. Les autres professions ont leurs propres échelles : lisez le texte applicable à votre profession.

TermeDéfinition
AvertissementSanction disciplinaire du premier niveau, qui rappelle le professionnel à ses obligations.
BlâmeSanction plus sévère que l'avertissement, consignée dans la décision.
Interdiction temporaire d'exercerInterdiction d'exercer la profession pendant une durée fixée par la juridiction ; pour les médecins, le Conseil national de l'Ordre indique jusqu'à trois ans, avec ou sans sursis.
SursisSuspension de l'exécution d'une sanction ; en cas de nouvelle faute dans un délai fixé, la sanction peut être exécutée.
Radiation du tableauSanction la plus grave : le professionnel est retiré du tableau et ne peut plus exercer.

Textes et références

Savoir où trouver le texte exact évite la plupart des erreurs. Les références ci-dessous sont les plus utilisées dans nos guides.

TermeDéfinition
Code de la santé publique (CSP)Code qui rassemble les règles applicables aux professions de santé, aux droits des patients et à l'organisation des soins.
Partie législative (L) et réglementaire (R, D)Les articles précédés de L sont issus de lois, ceux précédés de R de décrets en Conseil d'État, ceux précédés de D de simples décrets. Les articles des codes de déontologie sont dans la partie réglementaire (R4127-… pour les médecins).
Code de déontologieEnsemble des devoirs d'une profession à l'égard des patients, des confrères et de la société, intégré au code de la santé publique sous forme de décret.
Décret en Conseil d'ÉtatTexte réglementaire pris après avis du Conseil d'État ; c'est la forme des codes de déontologie.
LégifranceSite officiel du droit français, où se lisent les versions en vigueur des codes, lois et décrets.
Journal officiel (JO)Publication officielle des lois, décrets et arrêtés ; sa date marque la publication d'un texte.
NORNuméro d'identification d'un texte réglementaire dans le Journal officiel (par exemple NOR SFHH2605575A pour l'arrêté du 26 février 2026).
ArrêtéDécision d'un ministre ou d'une autorité, de portée plus limitée qu'un décret.

Droits des patients

Les droits des patients sont le terrain principal des réclamations. Voir les guides consentement éclairé et dossier patient.

TermeDéfinition
Consentement libre et éclairéAccord donné par le patient sans pression, après une information suffisante. Il peut être retiré à tout moment (art. L1111-4 CSP).
Information du patientDroit d'être informé sur son état de santé, les actes proposés, leurs risques, les alternatives et les conséquences d'un refus (art. L1111-2 CSP).
Directives anticipéesInstructions écrites d'une personne sur sa fin de vie, pour le cas où elle ne pourrait plus exprimer sa volonté (art. L1111-11 CSP).
Personne de confiancePersonne désignée par le patient pour l'accompagner et être consultée si le patient ne peut exprimer sa volonté.
Procédure collégialeConcertation d'une équipe pour certaines décisions importantes (limitation ou arrêt de traitement, par exemple) lorsque le patient ne peut s'exprimer.
Droit d'accès au dossierDroit du patient d'obtenir les informations de santé le concernant, dans les délais de l'article L1111-7 CSP.
Décision médicale partagéeDémarche d'échange d'informations et de délibération entre le patient et le professionnel, promue par la HAS.
Refus de soins discriminatoireRefus de soins fondé sur un critère discriminatoire ou sur la couverture sociale du patient, interdit par l'article L1110-3 CSP.

Secret, signalements et déontologie

Secret, signalements et devoirs entre professionnels : voir le guide sur le secret professionnel.

TermeDéfinition
Secret professionnelObligation de ne pas révéler ce que l'on apprend dans l'exercice de sa profession ; protégée par le code pénal (art. 226-13) et les codes de déontologie.
Équipe de soinsProfessionnels qui participent à la prise en charge d'une même personne et peuvent partager les informations strictement nécessaires (art. L1110-4 CSP).
Dérogation au secretCas où la loi impose ou autorise la révélation d'une information secrète (art. 226-14 du code pénal).
SignalementInformation adressée au procureur de la République en cas de danger grave ou d'urgence, notamment pour un mineur.
Information préoccupanteInformation transmise à la cellule départementale de recueil des informations préoccupantes (CRIP) lorsqu'un mineur est en danger ou risque de l'être sans urgence vitale.
CRIPCellule départementale de recueil, de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes concernant les enfants en danger.
ConfraternitéDevoir de bonne entente entre professionnels : entraide, respect, règlement amiable des différends, sans compromettre l'intérêt des patients.
Certificat de complaisanceCertificat établi sans constatation personnelle ou contraire à la réalité, interdit par les codes de déontologie.
CompérageEntente entre professionnels, ou avec d'autres personnes, en vue d'avantages illicites au détriment du patient ; interdit par les codes de déontologie.
Liens d'intérêtsRelations d'un professionnel avec des industriels ou organismes pouvant influencer sa pratique ; soumis à des règles de transparence et à l'interdiction d'avantages (art. L1453-1 et L1453-3 à L1453-6 CSP).
HonorairesRémunération des actes. Le médecin doit les fixer avec tact et mesure et informer le patient à l'avance (art. R4127-53).
Communication professionnelleInformation du public sur son activité, encadrée par les codes de déontologie (art. R4127-19-1 pour les médecins).

Qualité, sécurité, formation et données

Voir le guide formation continue et certification périodique.

TermeDéfinition
DPC (développement professionnel continu)Obligation de formation, d'évaluation et d'amélioration des pratiques et de gestion des risques (art. L4021-1 CSP), pilotée par l'ANDPC.
ANDPCAgence nationale du développement professionnel continu, qui pilote et contrôle le DPC.
Certification périodiqueObligation de démontrer, sur six ans, un programme d'actions réparties en quatre axes (art. L4022-1 à L4022-11 CSP).
Référentiel de certification périodiqueDocument, par profession, qui précise les actions attendues dans chaque axe ; fixé par l'arrêté du 26 février 2026.
Formation continueFormation suivie au cours de la carrière, distincte du DPC et de l'accréditation dans la rédaction de la loi.
HAS (Haute Autorité de santé)Autorité publique indépendante qui publie des recommandations de bonne pratique, des guides et des référentiels.
EIGSÉvénement indésirable grave associé aux soins, à déclarer sur le portail de signalement ; volet 1 sans délai à l'ARS, volet 2 sous trois mois (HAS).
ARSAgence régionale de santé, autorité qui reçoit notamment les déclarations d'EIGS.
ONVSObservatoire national des violences en santé, qui recueille les signalements de violences contre les professionnels de santé.
CNILCommission nationale de l'informatique et des libertés, autorité de protection des données personnelles.
RGPDRèglement général sur la protection des données, applicable aux données de santé des patients.
Mon espace santéEspace numérique ouvert à chaque assuré depuis le 1er janvier 2022, qui inclut le dossier médical partagé.
QualiopiCertification qualité des organismes de formation professionnelle .
Attestation de fin de formationDocument remis à la fin d'une formation, indiquant notamment l'intitulé, la durée et les objectifs.

Mots proches, sens différents : cinq confusions fréquentes

  • Plainte ordinale et plainte pénale : la première est portée devant l'Ordre et vise un manquement déontologique ; la seconde est déposée auprès du procureur ou du juge et vise une infraction. Elles peuvent coexister et sont indépendantes.
  • Plainte ordinale et action en responsabilité : l'action civile cherche une indemnisation ; l'action disciplinaire cherche à sanctionner un manquement. Les deux suivent des voies différentes.
  • Signalement et information préoccupante : le premier s'adresse au procureur (danger grave, urgence) ; la seconde à la CRIP (situation incertaine ou non urgente).
  • Refus de soins du patient et refus de soins du professionnel : le premier est un droit du patient ; le second, discriminatoire, est interdit.
  • DPC et formation continue : le DPC est un dispositif encadré ; une formation continue peut être utile sans en relever.

Ce guide est un outil d'information générale. Il ne remplace ni le texte officiel en vigueur, ni l'avis d'un avocat, de votre assureur ou de votre Ordre. Ethicapraxis est un organisme de formation indépendant : ses formations ne sont ni agréées par un Ordre ou une autorité, ni des actions de DPC.

Glossaire

ANDPC
Agence nationale du développement professionnel continu, qui pilote et contrôle le DPC.
Appel
Recours devant la chambre disciplinaire nationale contre la décision de première instance.
Arrêté
Décision d'un ministre ou d'une autorité, de portée plus limitée qu'un décret.
ARS
Agence régionale de santé, autorité qui reçoit notamment les déclarations d'EIGS.
Attestation de fin de formation
Document remis à la fin d'une formation, indiquant notamment l'intitulé, la durée et les objectifs.
Audience
Séance publique ou non au cours de laquelle l'affaire est débattue avant la décision.
Avertissement
Sanction disciplinaire du premier niveau, qui rappelle le professionnel à ses obligations.
Blâme
Sanction plus sévère que l'avertissement, consignée dans la décision.
Certificat de complaisance
Certificat établi sans constatation personnelle ou contraire à la réalité, interdit par les codes de déontologie.
Certification périodique
Obligation de démontrer, sur six ans, un programme d'actions réparties en quatre axes (art. L4022-1 à L4022-11 CSP).
Chambre disciplinaire de première instance (CDPI)
Juridiction ordinale qui juge en premier ressort les poursuites disciplinaires. Elle est présidée par un magistrat de l'ordre administratif et composée de pairs élus.
Chambre disciplinaire nationale (CDN)
Juridiction d'appel de l'Ordre : elle réexamine l'affaire jugée par la chambre de première instance.
CNIL
Commission nationale de l'informatique et des libertés, autorité de protection des données personnelles.
Code de déontologie
Ensemble des devoirs d'une profession à l'égard des patients, des confrères et de la société, intégré au code de la santé publique sous forme de décret.
Code de la santé publique (CSP)
Code qui rassemble les règles applicables aux professions de santé, aux droits des patients et à l'organisation des soins.
Communication professionnelle
Information du public sur son activité, encadrée par les codes de déontologie (art. R4127-19-1 pour les médecins).
Compérage
Entente entre professionnels, ou avec d'autres personnes, en vue d'avantages illicites au détriment du patient ; interdit par les codes de déontologie.
Conciliation
Phase amiable organisée par le conseil départemental, qui réunit le plaignant et le professionnel pour tenter de régler le différend avant toute poursuite disciplinaire.
Confraternité
Devoir de bonne entente entre professionnels : entraide, respect, règlement amiable des différends, sans compromettre l'intérêt des patients.
Conseil d'État
Juridiction administrative suprême. Il juge, en cassation, les décisions de la chambre disciplinaire nationale, sur les points de droit seulement.
Conseil départemental
Échelon local de l'Ordre. C'est en général lui qui reçoit la plainte d'un patient et organise la conciliation. Selon les professions, l'échelon peut être régional ou interrégional.
Conseil national
Instance nationale de l'Ordre (par exemple le Conseil national de l'Ordre des médecins, CNOM). Il publie le code de déontologie commenté, des recommandations et des fiches pratiques.
Consentement libre et éclairé
Accord donné par le patient sans pression, après une information suffisante. Il peut être retiré à tout moment (art. L1111-4 CSP).
CRIP
Cellule départementale de recueil, de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes concernant les enfants en danger.
Décision médicale partagée
Démarche d'échange d'informations et de délibération entre le patient et le professionnel, promue par la HAS.
Décret en Conseil d'État
Texte réglementaire pris après avis du Conseil d'État ; c'est la forme des codes de déontologie.
Dérogation au secret
Cas où la loi impose ou autorise la révélation d'une information secrète (art. 226-14 du code pénal).
Directives anticipées
Instructions écrites d'une personne sur sa fin de vie, pour le cas où elle ne pourrait plus exprimer sa volonté (art. L1111-11 CSP).
DPC (développement professionnel continu)
Obligation de formation, d'évaluation et d'amélioration des pratiques et de gestion des risques (art. L4021-1 CSP), pilotée par l'ANDPC.
Droit d'accès au dossier
Droit du patient d'obtenir les informations de santé le concernant, dans les délais de l'article L1111-7 CSP.
EIGS
Événement indésirable grave associé aux soins, à déclarer sur le portail de signalement ; volet 1 sans délai à l'ARS, volet 2 sous trois mois (HAS).
Équipe de soins
Professionnels qui participent à la prise en charge d'une même personne et peuvent partager les informations strictement nécessaires (art. L1110-4 CSP).
Formation continue
Formation suivie au cours de la carrière, distincte du DPC et de l'accréditation dans la rédaction de la loi.
HAS (Haute Autorité de santé)
Autorité publique indépendante qui publie des recommandations de bonne pratique, des guides et des référentiels.
Honoraires
Rémunération des actes. Le médecin doit les fixer avec tact et mesure et informer le patient à l'avance (art. R4127-53).
Information du patient
Droit d'être informé sur son état de santé, les actes proposés, leurs risques, les alternatives et les conséquences d'un refus (art. L1111-2 CSP).
Information préoccupante
Information transmise à la cellule départementale de recueil des informations préoccupantes (CRIP) lorsqu'un mineur est en danger ou risque de l'être sans urgence vitale.
Instruction
Phase d'examen de l'affaire par la juridiction : recueil des pièces, échanges de mémoires, éventuelles mesures d'enquête.
Interdiction temporaire d'exercer
Interdiction d'exercer la profession pendant une durée fixée par la juridiction ; pour les médecins, le Conseil national de l'Ordre indique jusqu'à trois ans, avec ou sans sursis.
Journal officiel (JO)
Publication officielle des lois, décrets et arrêtés ; sa date marque la publication d'un texte.
Juridiction ordinale
Ensemble des instances disciplinaires de l'Ordre : chambre disciplinaire de première instance puis chambre disciplinaire nationale.
Légifrance
Site officiel du droit français, où se lisent les versions en vigueur des codes, lois et décrets.
Liens d'intérêts
Relations d'un professionnel avec des industriels ou organismes pouvant influencer sa pratique ; soumis à des règles de transparence et à l'interdiction d'avantages (art. L1453-1 et L1453-3 à L1453-6 CSP).
Mémoire en défense
Écrit par lequel le professionnel poursuivi expose ses arguments, avec ses pièces. Voir notre guide sur la manière de répondre à une plainte.
Mon espace santé
Espace numérique ouvert à chaque assuré depuis le 1er janvier 2022, qui inclut le dossier médical partagé.
NOR
Numéro d'identification d'un texte réglementaire dans le Journal officiel (par exemple NOR SFHH2605575A pour l'arrêté du 26 février 2026).
ONVS
Observatoire national des violences en santé, qui recueille les signalements de violences contre les professionnels de santé.
Ordre professionnel
Organisme de droit privé chargé d'une mission de service public pour une profession de santé (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues). Il tient le tableau des professionnels, veille au respect du code de déontologie et exerce, par ses juridictions, le pouvoir disciplinaire.
Partie législative (L) et réglementaire (R, D)
Les articles précédés de L sont issus de lois, ceux précédés de R de décrets en Conseil d'État, ceux précédés de D de simples décrets. Les articles des codes de déontologie sont dans la partie réglementaire (R4127-… pour les médecins).
Personne de confiance
Personne désignée par le patient pour l'accompagner et être consultée si le patient ne peut exprimer sa volonté.
Plainte
Écrit par lequel une personne (patient, famille, confrère, autorité) demande à l'Ordre d'examiner le comportement d'un professionnel. Elle ouvre une procédure ; elle ne vaut pas condamnation.
Pourvoi en cassation
Recours devant le Conseil d'État, qui vérifie la bonne application du droit sans rejuger les faits.
Procédure collégiale
Concertation d'une équipe pour certaines décisions importantes (limitation ou arrêt de traitement, par exemple) lorsque le patient ne peut s'exprimer.
Qualiopi
Certification qualité des organismes de formation professionnelle .
Radiation du tableau
Sanction la plus grave : le professionnel est retiré du tableau et ne peut plus exercer.
Rapporteur
Membre de la juridiction chargé d'étudier le dossier et de le présenter à l'audience.
Référentiel de certification périodique
Document, par profession, qui précise les actions attendues dans chaque axe ; fixé par l'arrêté du 26 février 2026.
Refus de soins discriminatoire
Refus de soins fondé sur un critère discriminatoire ou sur la couverture sociale du patient, interdit par l'article L1110-3 CSP.
RGPD
Règlement général sur la protection des données, applicable aux données de santé des patients.
Saisine
Fait de porter une affaire devant une instance (par exemple la juridiction ordinale). La saisine peut émaner d'un plaignant ou d'autorités habilitées.
Secret professionnel
Obligation de ne pas révéler ce que l'on apprend dans l'exercice de sa profession ; protégée par le code pénal (art. 226-13) et les codes de déontologie.
Signalement
Information adressée au procureur de la République en cas de danger grave ou d'urgence, notamment pour un mineur.
Sursis
Suspension de l'exécution d'une sanction ; en cas de nouvelle faute dans un délai fixé, la sanction peut être exécutée.
Tableau de l'Ordre
Liste des professionnels autorisés à exercer au sein de la profession. L'inscription au tableau est une condition de l'exercice.

Questions

Quelle est la différence entre la chambre disciplinaire de première instance et la chambre disciplinaire nationale ?

La première juge l'affaire en premier ressort ; la seconde est la juridiction d'appel de l'Ordre. Le Conseil d'État intervient ensuite, en cassation, sur les points de droit.

Une plainte ordinale est-elle une condamnation ?

Non. Elle ouvre une procédure qui peut se terminer par une conciliation, un rejet ou une sanction après examen des faits.

Qu'est-ce que la conciliation ?

Une phase amiable organisée par le conseil départemental, qui réunit le plaignant et le professionnel avant toute poursuite disciplinaire.

Quelles sanctions les médecins risquent-ils ?

Selon le Conseil national de l'Ordre des médecins : avertissement, blâme, interdiction d'exercer jusqu'à trois ans (avec ou sans sursis) et radiation. Les autres professions ont leurs propres sanctions.

Que signifie « L » ou « R » devant un numéro d'article ?

L désigne la partie législative (issue d'une loi), R la partie réglementaire (issue d'un décret en Conseil d'État). Les codes de déontologie figurent dans la partie réglementaire.

Quelle différence entre signalement et information préoccupante ?

Le signalement s'adresse au procureur de la République en cas de danger grave ou d'urgence ; l'information préoccupante s'adresse à la CRIP pour une situation incertaine et non urgente.

DPC et certification périodique, est-ce la même chose ?

Non. Ce sont deux dispositifs distincts du code de la santé publique (art. L4021-1 et L4022-1 à L4022-11). Consultez notre guide dédié pour la différence.

Où vérifier la version actuelle d'un article ?

Sur Légifrance, rubrique codes, et sur le site de l'Ordre concerné, qui publie le code commenté. Les textes de 2026 ayant modifié plusieurs articles, vérifiez la date de la version.

Ce glossaire remplace-t-il un conseil juridique ?

Non. Il explique des termes ; pour une situation précise, adressez-vous à votre Ordre, votre assureur ou un avocat.

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Vérifié en novembre 2026. Les règles et les procédures évoluent : confirmez la situation actuelle auprès de la source officielle. Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un conseil juridique.

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